Mes questions sur la motricité libre


Pour moi, le transat et le trotteur ont toujours été des objets indispensables dans le développement d’un enfant. Je les ai même mis dans la liste de naissance de ma fille. Puis elle est née, et je me suis posée beaucoup de questions (pour changer).

Ma fille a peut-être fait ses nuits très tôt, mais en ce qui concerne le développement de la motricité, elle n’est pas pressée. Pour être tout à fait franche, je ne suis pas inquiète, et je ne souhaite absolument pas la bousculer, elle a toute la vie pour apprendre (bon je vous avoue que si dans 20 ans je suis toujours obligée de la porter, je me poserais peut-être des questions). En revanche, cela m’a apporté plusieurs interrogations. Étant donné que je souhaite la laisser faire, à son rythme, est-ce que les objets comme le trotteur sont vraiment nécessaires ? Auront-t-ils un impact négatif sur son développement ?

Puis, j’ai entendu parler de la « motricité libre ». J’ai voulu me renseigner, savoir ce que cela signifiait, et cela correspondait parfaitement à mes questions. J’ai donc fouiné le web pour en savoir un peu plus.

En quoi consiste la motricité libre ?

Cette méthode d’apprentissage consiste à ne rien faire et à laisser son enfant découvrir par lui-même les mouvements qui le mèneront à se déplacer.

Tout de suite, je me suis posée la question : « Mais notre rôle, à nous les parents, ce n’est pas de les accompagner pendant l’apprentissage ? ». Puis, j’ai réfléchi et je me suis dit que peut-être, leur laisser cette liberté de découverte était une façon de leur apprendre à devenir autonome.

J’aime vivre avec mon temps, j’aime ce qui est nouveau et innovant, mais pour le coup, comment faisait-il à l’époque ? Les parents avaient-ils vraiment un rôle important dans le développement de la motricité de l’enfant ? Est-ce qu’ils leur imposaient d’être dans une certaine position, leur expliquaient-ils comment faire tel mouvement ou ne faisaient-ils tout simplement rien ?

Bref, j’en sais rien, j’ai besoin de savoir, et étant donné que j’ai pratiqué l’haptonomie pendant la grossesse et que je me suis intéressée à la langue des signes, il était tout naturel pour moi de faire des recherches sur la motricité libre.

Les étapes dans la motricité libre

Je ne vous apprends rien en vous disant que la première position acquise par un bébé est la position allongée. En le posant sur un tapis d’éveil, l’enfant va regarder les différents objets, essayer de les attraper, bouger chacun de ses membres, se balancer… bref il va découvrir son corps, et vous avez surement dû le remarquer. Il va donc effectuer des mouvements en fonction de sa condition physique et de sa masse musculaire.

Puis, l’enfant va essayer de se retourner, se mettre sur le ventre, ramper et finir par avancer à quatre-pattes.

Une fois ces étapes franchies, il ne reste plus qu’à acquérir la marche. La fameuse. Sincèrement, j’ai toujours vu les parents aider leurs enfants à marcher, en leur tenant les bras, pour qu’ils apprennent. Pour moi, c’était ainsi qu’on apprenait à marcher. Mais l’enfant pourrait franchir cette étape seule, grâce à sa curiosité et à la confiance en lui-même qu’il aurait obtenu en découvrant les mouvements qu’il pouvait faire avec son corps.

Bref, plus je me renseignais sur la motricité libre, plus tout ce que j’avais cru comme indispensables étaient remis en question. Qu’en penser ?

Qu’est-ce que la motricité libre apporte à l’enfant ?

Cette méthode est apparemment reconnue par les professionnels, mais pourquoi ? Quels en sont les bienfaits ?

Tout d’abord, au niveau physiologique, cette méthode permettrait de limiter les blessures et les malformations en raison d’un manque de force.

La motricité libre agirait également au niveau de la confiance en soi. En effet, puisque l’enfant apprendrait à devenir autonome en effectuant des gestes dont il est certain de réussir, celui-ci serait capable de tenter de nouvelles choses.

Enfin, l’enfant apprendrait à bien connaître ses capacités grâce à ses réussites et ses échecs. Il deviendrait ainsi plus prudent en évitant les chutes.

Ce qu’il faut bannir lorsqu’on souhaite mettre en place la motricité libre

Alors, la liste est longue : le transat, le cale bébé, le youpala, le trotteur, les portes bébé non physiologiques, le mettre dans une position qu’il n’est pas capable de se défaire, le mettre debout, l’aider à marcher en lui tenant les bras… Pour le coup, si vous souhaitez adopter cette méthode, vous allez faire pas mal d’économies !

Cette méthode impacte quand même sur pas mal de choses. Je pense notamment à la diversification alimentaire. Il faudrait donc attendre que l’enfant se mette seul en position assise pour pouvoir commencer à lui donner la petite cuillère.

Accompagner l’enfant dans sa découverte

Je vous avoue qu’au début, je pensais que la motricité libre signifiait : laisser son enfant dans un coin. Mais pas du tout. Notre rôle est de les accompagner pendant cette découverte, en attisant leur curiosité, en les félicitant et en les rassurant. Notre rôle serait donc juste d’être un soutien moral et d’être celui qui leur donne envie se déplacer.

Mon avis sur tout ça

Je ne m’en cache pas, j’ai souvent aidé ma fille dans ses mouvements. Je pensais bien faire même si je trouvais que ce n’était pas naturel, que je ne m’y prenais peut-être pas de la meilleure façon pour l’aider (c’est d’ailleurs pourquoi je me suis intéressée au sujet). Je pense ne plus agir de cette manière concernant le développement de sa motricité en adoptant cette méthode plus douce.

En revanche, je ne pourrai pas me passer de certains objets. Je pense surtout au transat, qui est le seul que j’utilise dans les « objets interdits » tout simplement parce que nous avons fait le choix de commencer la diversification alimentaire à 4 mois, qui fera d’ailleurs l’objet d’un nouvel article. De plus, je préfère la mettre dans une position droite après le biberon, pour la digestion, car avoir toujours bébé dans les bras est juste impossible (oui, faut bien que je mange moi aussi).

Je ne pense pas suivre à 100% les recommandations faites par cette méthode même si je la trouve très intéressante. En revanche, je pense que laisser l’enfant découvrir son environnement, son corps et ses capacité peut lui donner confiance en lui, et le laisser se rendre compte seul de quoi il est capable.

D’ailleurs, sans m’en rendre compte, je le faisais un peu. Je la mets souvent sur son tapis d’éveil, en changeant de place ses objets, en les disposant un peu partout pour qu’elle ait envie de les attraper, de bouger, d’essayer quoi ! Et je suis toujours autant émerveiller de voir qu’elle arrive à faire des choses toute seule. Comme quoi la nature est bien faite.

Que pensez-vous de la motricité libre ? Avez-vous déjà essayé ? Cela s’est révélé être un échec ou une réussite ? Dites moi tout !

13 commentaires sur “Mes questions sur la motricité libre”

  1. Je suis comme toi concernant le transat pour les mêmes raisons. Sinon, bébé est libre de ses mouvements et va à son rythme. Comme je te l’ai dit sur IG, parfois il observe juste, mais souvent il veut se déplacer. J’aime le principe de laisser bébé avancer à son rythme. ❤
    Super article, comme d’habitude copine!

  2. La motricité libre c’est la meilleure façon de respecter les étapes où est rendu son enfant et apprécier le fait que la nature est bien faite 😉 Pour un enfant qui se développe avec des différences dans son développement (ex. retard, période postnatale difficile etc) la motricité libre peut être adaptée afin de s’assurer que l’enfant franchisse les étapes cruciales du développement. Bon je m’emporte…j’aime beaucoup ce sujet (déformation professionnelle hihihi). Merci pour ce bel article. Anne xoxo

  3. Pour changer, ma fille a décidé de ne pas être d’accord avec mes principes!

    Je pensais motricité libre à fond ouais trop bien… Sauf que j’ai un bébé super tonique (bonjour je tiens ma tête à 1mois et demi et je me retourne dos ventre à 3!) qui ne supporte plus trop d’être allongée… Du coup en ce moment, elle essaye de s’asseoir mais n’y arrive pas encore. Si je ne l’aide pas c’est la crise assurée. Elle s’agace et finit par hurler jusqu’à ce que je l’aide à s’asseoir. Une fois assise elle attrape mes mains pour se mettre debout!

    Et pareil elle commence à rampouiller mais s’énerve très vite quand elle n’y arrive pas.

    Du coup j’ai choisi de l’écouter au maximum, de la laisser faire mais de l’aider quand elle en a envie 🙂

  4. Très intéressant cet article ! Nous nous sommes posé les mêmes questions, en même temps que l’on s’intéressait à la pédagogie Montessori. Le lardon a donc un lit au sol dans sa chambre, et depuis qu’il n’est plus dans son Bibed, il a tout le loisir d’expérimenter la motricité libre… Ce qui implique de le retrouver à même le sol certains matins ^^
    Sinon, nous n’avons pas non plus abandonné le transat. C’est clair qu’on ne peut pas les avoir dans les bras en permanence, ni qu’on peut les laisser sur leur tapis d’éveil ad vitam ! Du coup je l’ai sur le transat quand je cuisine par exemple, ce qui ne m’empêche pas de lui parler et de lui montrer tout ce que je fais. Par contre, quand je suis dans le salon avec un oeil qui traîne, il est sur un tapis bien moelleux et fait des roulé-boulé de façon autonome 🙂
    Faut être flexible, en gros 🙂

    1. Oui je partage ton avis ! La motricité libre c’est bien, mais on ne peut pas non plus les surveiller en permanence, c’est impossible !
      Sinon pas mal l’idée de le faire dormir à même le sol, mais je t’avoue que j’aurais trop peur qu’elle fasse des bêtises (même si pour le moment elle ne bouge pas d’un poil lol) !

  5. Alors personnellement, je n’ai jamais trop réfléchi et je n’aime pas me prendre la tête.
    On a eu un relax et on en a toujours un mais pour le moment, mon fils (9 mois) joue plus à se mettre debout en le tenant et bascule … donc on l’a rangé. Tout petit, il était souvent sur son tapis. On jouait avec lui, on le laissait vivre et, petit à petit, on l’a vu évoluer. Je n’aime pas dire qu’il est précoce mais disons qu’il n’est pas en retard puisqu’il est déjà au stade 4 pattes et « je me mets debout partout et si tu me donnes un truc à ma taille, je le pousse en avançant » 😀
    J’ai un parc, aussi, parce que parfois il faut bien que je sorte les poubelles ou que je monte vite à l’étage sans lui (ou que je fasse pipi tranquillou !) mais il sert plus de range jouets.
    Je pense qu’il ne faut pas diaboliser l’un ou l’autre objet/matos de puériculture mais il faut juste se dire que les anneaux où un bébé est « assis-coincé », par exemple, ne l’aideront pas à se mettre assis seul. Pire, il n’aimera plus être couché parce que c’est beaucoup moins sympa que d’être assis.
    Un conseil, surtout : écoute et suis ta fille 🙂

    (sorry pour le roman :D)

    1. Oui il ne faut pas diaboliser certains objets de puériculture, surtout que certains nous aident pas mal au quotidien (ex : le parc ou le transat!). Mais je t’avoue que j’aime bien me renseigner sur certaines méthodes, par curiosité ou tout simplement pour réfléchir au sujet. Mais oui tu as tout à fait raison, il faut écouter son enfant, d’ailleurs c’est ce qui a été dit dans les commentaires plus haut. La motricité libre c’est pas toujours évident selon le caractère de l’enfant !

    2. Ah ah le lit au sol me faisait un peu flipper aussi (et c’est toujours un peu le cas, j’avoue). J’avais fait un bilan sur mon blog au bout de 2 mois, c’était easy puisqu’il dormait dans le Bibed : on avait seulement les avantages. Facilité pour faire des câlins ou lire l’histoire du soir notamment ! Là on arrive à 6 mois, le Bibed est rangé depuis longtemps mais le lardon sait juste se retourner dans les deux sens. On a dû rajouter un second matelas car 60×120 c’était beaucoup beaucoup trop petit ! Il dort sur du 120 de côté, et on envisage de passer bientôt sur un matelas 1 personne (donc 180*90 je crois), afin qu’il ait bien la place. Y’a un tapis moelleux à côté, pour assurer la transition avec le sol (car il est déjà tombé, c’est inévitable ^^)
      Je pense que le plus compliqué pour nous sera d’analyser intégralement la chambre pour la sécuriser et ne mettre à sa portée que des jouets totalement safe que l’on fera tourner régulièrement. J’en parlerai sur mon blog je pense, car les retours d’expérience manquent sur les lits au sol!
      Bonne journée 🙂

  6. Ma grande a marché quelques jours avant ses 10 mois, et ma petite, qui vient d’avoir 9 mois, commence à faire ses premiers pas … C’est venu tout seul, on n’a pas vraiment réfléchi à tout ça, mais il est clair qu’on ne les a jamais beaucoup laissées dans un transat (pas du tout pour la petite). Et la poussette n’a servi que trois mois. (On préfère porter nos bibous en mode koalas). Il y a des matelas et des lits un peu partout dans la maison, lieux propices pour jouer et se « muscler » . On pense aussi que le fait de les avoir laissées pieds nus les a aidées à se fortifier et à tenir debout. C’est vrai qu’il faut les accompagner et les féliciter quand ils font des progrès. J’ai découvert le concept de motricité libre « après coup », et au final, je trouve ça naturel, évident.

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