Transat, parc, trotteur et motricité libre


À la maison, nous privilégions la motricité libre depuis les premiers mois de vie car nous pensons que cela est bénéfique pour le développement de l’enfant. Pour ceux qui ne connaissent pas, la motricité libre consiste à laisser l’enfant découvrir son corps par lui-même. Selon cette méthode, transats, parcs et trotteurs sont à bannir pendant cette phase d’apprentissage. Mais sont-ils réellement tous à exclure ? C’est la question que nous nous sommes posés avec le papa.

Nous sommes très sensibles aux méthodes douces et naturelles concernant l’éducation de nos enfants, et c’est pourquoi nous nous intéressons et nous documentons sur la méthode Montessori, la motricité libre ou encore l’éducation bienveillante. Cependant, ce n’est pas pour autant que nous appliquons tout les yeux fermés. En règle générale, nous prenons ce qui nous convient, ce qui s’adapte avec notre rythme de vie et ce qui s’accorde avec nos principes et nos valeurs. Nous n’appliquons jamais des écrits au pied de la lettre car la théorie est bien souvent loin de la pratique. Tout cela pour dire que nous ne faisons jamais tout noir ou tout blanc, mais plutôt gris.

C’est pourquoi dans cet article, je vous expliquerai ce que dit la motricité libre à propos de ces objets, et ce que nous en pensons. Ainsi, libre à vous de faire votre propre avis sur la question !

Le cas du transat

Si l’on veut pratiquer la motricité libre, il faut évidemment bannir le transat qui bloque l’enfant dans une position qu’il ne maitrise pas et qui l’empêche de se mouvoir librement. Il vaut mieux privilégier un tapis ferme au sol pour lui permettre de découvrir le monde et expérimenter son corps. Organiser un petit espace d’éveil avec un mobile ou un tapis d’éveil peut être alors une bonne idée !

Nous avons un transat à la maison, même deux (un Chicco et un de chez Béaba). Nous nous en sommes beaucoup servis pendant les premiers mois, pensant même que c’était un indispensable (nous avons découvert la motricité libre bien après la naissance). On pensait que notre fille était plus à l’aise dans cette assise confortable et qu’elle pouvait s’amuser en se basculant. D’ailleurs, elle souriait à chaque fois qu’elle y arrivait. Nous pouvions facilement l’endormir faisant bouger le transat avec le pied pendant que nous mangions.

Elle aimait beaucoup être dedans, et réclamait peu les bras. Le portage se faisait donc rare. Il faut dire qu’elle n’a jamais éprouvé un besoin excessif d’être dans les bras et semblait apprécier le fait d’être seule, que ce soit dans son transat, sur son tapis d’éveil ou encore dans son lit.

Un transat design et joli
Le transat compact de chez Béaba lorsque notre fille aimait encore rester assise

Pour la petite deuxième, nous ferons certainement les choses différemment en privilégiant le matelas au sol et le portage. Nous souhaitons un éveil différent, la laisser évoluer à son rythme et découvrir son environnement. Mais nous composerons avant tout avec son caractère et sa personnalité.

Le cas du parc

Le parc n’est pas recommandé par la motricité libre également car il exclue l’enfant de la vie de la maison et l’empêche d’explorer son environnement. Je ne vais pas trop m’étendre sur le sujet car il y a déjà un article très complet à propos du parc pour bébé écrit par une blogueuse que j’aime beaucoup suivre.

Je ne pense pas que ce soit à bannir totalement dans le sens où il ne sert pas de garde bébé. Cela peut se révéler très pratique dans les cas où on a une tâche très rapide à faire, mais qui est impossible de faire avec le portage (ex : sortir les grosses poubelles, ranger les cartons, porter des choses lourdes, mal au dos…) ou encore lorsqu’on a des animaux à la maison.

Personnellement, nous nous en sommes servi 2 mois. Dès que notre fille a su se mettre assise, il lui était impossible de rester dans sa « prison » (oui, même si c’est très pratique, je trouve que le parc à des allures de prison…). Elle voulait découvrir le monde ! Nous avons donc pris la décision de l’enlever et de lui installer un petit coin de jeux. Succès au rendez-vous, fini les pleurs ! En revanche, cela demande à ce que les parents sécurisent la maison ! Motricité libre ne veut pas dire laisser l’enfant se mettre en danger !

parc_motricité_libre
Le parc cherche encore sa place dans notre nouvel appartement…

Pour la petite deuxième, je ne sais pas si nous nous en resservirons. Nous verrons bien comment cela se passe. Car le parc n’a jamais été un indispensable pour notre quotidien : il servait principalement de range-jouets ou encore de « garderie » le temps de quelques minutes.

Le cas du trotteur

Je trouve qu’il y a beaucoup de confusions entre les noms donnés à ces objets alors pour que l’on se comprenne tous, voici comment moi j’entends les choses :

  • Trotteur (ou Youpala) : structure qui maintient l’enfant debout et qui lui permet de se déplacer avant qu’il ait acquis la marche
  • Porteur : objet sur lequel l’enfant peut s’asseoir et être poussé
  • Pousseur : objet que l’enfant peut pousser en marchant

La motricité libre ne recommande pas, voire interdit, l’utilisation d’un trotteur qui bloque l’enfant dans une position qu’il ne maitrise pas. Mais le trotteur entrainerait également des déformations au niveau physiologique (pieds, jambes et hanches). De plus, cela biaiserait sa position dans l’espace et la conscience du danger. Nous n’avons jamais eu de trotteur, et si il y a bien un objet que je bannis à la maison, c’est celui-ci pour les raisons citées ci-dessus ! Personnellement, je pars du principe que si un enfant ne sait pas se mettre dans une certaine position, c’est qu’il n’est pas prêt et qu’il ne vaut mieux pas l’y forcer. Peut-être que cela peut rassurer les parents lorsque l’enfant commence à marcher, afin d’éviter les grosses blessures, mais personnellement nous n’avons jamais rencontré ce genre de problèmes alors que nous l’avons laissé découvrir la marche seule. Cela demande pas mal de surveillance au début mais avec du recul, je trouve que notre mini n’est pas souvent tombée en marchant.

trotteur
Un trotteur vendu dans le commerce

Concernant le porteur et le pousseur, je ne savais pas si c’était une bonne idée avant de voir l’évolution de notre mini. Fallait-il lui mettre à disposition des objets sur lesquels elle puisse prendre appui pour se déplacer ? Nous avons fini par penser que oui lorsqu’elle passait ses soirées à pousser table basse et chaises dans toute la maison. Nous avons donc préféré opter pour des objets dédiés à cette utilisation (et je pense que les voisins du dessous nous en sont reconnaissants !).

Nous avons sorti le pousseur qu’on nous avait offert à la naissance. C’est une poussette en plastique léger. On m’avait dit de faire attention car l’enfant pouvait tomber et se faire mal avec ce genre d’objets pas vraiment stables mais cela n’est jamais arrivé. Nous lui avons mis à sa disposition lorsqu’elle était capable de marcher avec un appui. Pendant ses premiers essais, nous étions auprès d’elle afin qu’elle puisse prendre de l’assurance et les bonnes pratiques afin de ne pas se faire mal. Encore aujourd’hui, elle adore sa poussette pour balader sa poupée ou ramasser les objets de la maison pour les ranger.

fisher_price_poussette

Une fois la marche presque acquise, nous lui avons fait tester le Ypewi (qu’on appelle ici « Sa petite moto » en clin d’œil au Papa qui est motard). Selon la notice, il est possible de l’utiliser dès neuf mois mais je recommande plutôt une utilisation à partir du moment où l’enfant sait marcher sans appui afin de l’utiliser sans danger. En effet, il est stable mais vraiment très léger : il glisse donc assez facilement. Après l’avoir accompagnée pendant ses premiers essais avec le Ypewi, elle a pris beaucoup de plaisir à jouer avec.

ypewi_trotteur_pousseur

Au début, elle le poussait, lui permettant ainsi de marcher rapidement dans toute la maison. Puis, elle a découvert la fonction « vélo » : un vrai succès ! Elle a encore un peu du mal à monter dessus seule car elle est petite et le Ypewi glisse facilement, mais une fois enjambé, on ne l’arrête plus.

Ce qu’on aime bien avec le Ypewi c’est :

  • sa stabilité
  • sa légèreté
  • le fait qu’il ne fasse pas beaucoup de bruit lorsque l’enfant l’utilise
  • sa mobilité
  • les différentes possibilités d’utilisation (pousseur ou vélo)
  • son aspect général qui empêche aux enfants de se blesser

Ce que j’aime un peu moins :

  • le design avec les vis apparentes

ypewi_trotteur_pousseur_3

Le Ypewi a donc deux fonctions : il peut être porteur et pousseur à la fois. Notre mini préfère la fonction porteur, peut-être car la fonction pousseur est plus compète avec sa poussette où elle peut mettre des objets dedans. En revanche, depuis que nous l’avons, c’est le Ypewi qui a le plus de succès ! Il est disponible chez Aubert mais également chez Amazon.

♦ ♦ ♦

Et vous, que pensez-vous de ces objets vendus dans le commerce ? Avez-vous optez pour certains d’entre eux ou êtes-vous plutôt contre ?

Des bisous, et en attendant, prenez soin de vous !

 

Trotteur Ypewi envoyé par la marque dans le cadre de cet article

 

12 commentaires sur “Transat, parc, trotteur et motricité libre”

  1. J’adore super article, avec le premier enfants on apprend c’est vrai que moi à aussi j’ai acheté un trotteur un parc des choses que je pense indispensables … Et qui ne l’été pas forcément

    1. Ce n’est pas facile de discerner le vrai du faux indispensable, surtout la première fois ! Même en lisant les retours des autres parents, nous n’avons pas forcément la même vision des choses. Je trouve ça donc plus simple quand on prépare l’arrivée du deuxième enfant !

  2. On fonctionne exactement comme vous ici, avec ma fille de huit mois. Moticité libre depuis qu’elle rampe: elle a un grand tapis dans une zone sécurisée du salon, une petite caisse lui laissant libre accès à ses jouets et ses livres à portée de main. Au début, elle y passait beaucoup de temps et a très vite développé sa motricité (elle a rampé à 5 mois et demi). Maintenant, elle parcours (sous mon regard prudent) la maison comme elle l’entend et c’est un vrai plaisir d’assister à son émerveillement de tout. On a aussi un transat mais c’est à cause de son RGO, on l’y assoit pendant les 20 à 30 minutes qui suivent le repas, par obligation uniquement. Elle l’accepte mais elle est aussi ravie de retrouver sa liberté ensuite! Le parc ne sert, comme toi, que lorsqu’on ne peut temporairement pas avoir les yeux sur elle. Comme le transat, elle n’accepte d’y être qu’une poignée de minutes. Enfin, pas de trotteur ici non plus, malgré un bébé qui ne demande qu’à être debout, elle s’y entraine seule! On a un tableau d’éveil-pousseur qui fera bien l’affaire pour les premiers pas!

    1. Je trouve ça génial le petit coin de jeux dans le salon ! Nous l’avons installé lorsque nous avons emménagé dans notre nouvel appartement et c’est un vrai plaisir pour elle, comme pour nous !

      Je suis tout à fait d’accord avec vous, il faut adapter en fonction de son enfant et en fonction de ses attentes au niveau de l’éducation. Personnellement, je n’affectionne vraiment pas le trotteur car en plus d’être dangereux, je trouve qu’il n’apporte aucun intérêt à l’enfant.

      Bientôt les premiers pas alors ! C’est un grand moment je trouve 🙂

  3. Hello Vivi,
    Très jolie article, et qui me ravit d’autant plus qu’on est partisan de la motricité libre.
    Aucun parc (prison également) et aucun trotteur pour nous (ça n’aide en rien), c’était impensable . Il s’est tenu très vite assis et tout le reste est allé très vite, avec des bosses en prime lol mais il s’épanoui et il est très curieux. On lui a offert quand il a commencé a se maintenir debout vers 10/11 mois, un pousseur en bois avec des jeux sur le devant, il a aujourd’hui 13 mois et l’utilise encore.
    J’adore par contre le Ypewi, on attendra le second pour le tester 😉

  4. Alors j’ai beaucoup aimé cet article et je suis une adepte de la motricité libre également mais je vais te parler de mon expérience car il y a toujours la réalité et la théorie.

    Tout ce dont tu parles, je l’ai fait pour mon fils : pas de parc, sur un tapis, pas de youpala, etc…sauf que voilà à bientôt 17 mois il ne se met toujours pas debout! Il commence seulement à vouloir se redresser depuis que justement on m’a prêté un parc cat ça l’aide pour se relever alors que dans son lit ou sur des meubles bien plus bas il ne veut pas ! J’ai donc à contre coeur opté pour le parc à plus d’un an.

    Parfois je le laisse un petit peu dedans et j’ai impression d’être une mauvaise mère en disant ça mais je t’assure qu’un bébé de 13kg qui ne se déplace qu’en rampant c’est pour à porter. Je commençais à avoir mal de partout. Donc en ce qui me concerne la motricité libre n’est pas ce qui a fonctionné mais au moins j’aurais respecté son rythme.

    1. Je suis complètement d’accord avec toi qu’il y a théorie et réalité ! Bien souvent, ce qu’on lit est difficilement réalisable en fonction de l’enfant.

      J’imagine que ce ne doit pas être évident de devoir porter un bébé de 13kg quand il ne sait pas marcher..! Et si le parc l’aide à se mettre debout plus facilement, pourquoi pas !

  5. Coucou 🙂 Je viens commenter par ici pour changer (pseudo insta fanny_hdrt :)) en ce qui concerne la motricité libre je partage ton avis global. En ce qui concerne le transat, ma fille y est allée un petit peu (un peu plus de 4 mois) car j’avais aussi l’impression que ça lui permettait d’être en meilleure position pour dormir. J’ai définitivement stopper l’utilisation de celui-ci lorsqu’elle a commencé à se pencher par terre (elle m’a fait une frayeur la coquine!).Pour le parc Chloé ne l’a jamais apprécié et pleurait bcp dedans même nourrisson et s’endormait très rarement dedans. De plus je n’aime pas non plus l’aspect prison qu’il dégage. La dernière fois qu’elle y est allée elle s’est cognée la joue au barreau en ce mettant debout et a eu un bleu! Son papa était pourtant à côté. On lui a ensuite aménagé un coin dans la maison pour son plus grand plaisir et je l’ai de plus en plus vu évoluer. Mnt Mme marche(enfin elle a 16 mois :)) et prend bcp de plaisir a découvrir son petit univers. Toujours un plaisir de te lire. Bon courage pour la fin de la grossesse! Bisous Fanny

  6. J’aime beaucoup ton article comme d’habitude 😀 je suis pour la motricité libre aussi et je suis anti théorie cependant je ne’ bannis pas le transat comme toi ma
    Première etait ravie d’être dedans (mais je faisais pas mal de portage) le parc je l’utilise Car je ne peux pas laisser ℒilas-ℬeℓℓe seule lorsque Ꮥienna-ℛose me monopolise, ou lors des tâches Ꮥienna-ℛose adore sa sœurs et est trop brusque alors je vais attendre un peu avant de la mettte par terre (ce que je fais quand même lorsqu on est à 3 ♡ sinon j adhère à tout, tapis par terre pousseur uniquement et encore Tu à sa raisonnon s’adapte.. ici je vois déjà qu’elles sont méga différentes niveau caractère jahah des bisous miss 😀

  7. Motricité libre ici aussi.
    On a gardé quand même le transat question de digestion car monsieur voulait bouger trop vite et digérait moins bien (maintenant c’est plus nécessaire).
    Pas de trotteur, pas de parc et le Ypewi me fait de l’oeil pour Noël.
    Il a un pousseur depuis qu’il marche et une voiture (même principe que le Ypewi mais en voiture).

  8. Bel article ! Très complet… je suis d’accord avec toi, tout est à doser avec parcimonie… nous avons eu transats, porteur, et parc et pourtant, Sans rien connaître à la motricité libre à l’époque, nous avons laissé nos loulous assez libres de leurs mouvements… le plus utilisé aurait été un chariot de marche avec lequel ils jouent encore…

    Virginie

  9. Article super intéressant pour moi qui souhaite laisse ma pitchoune en motricité libre afin de découvrir le monde qui l’entoure ! les transats et trotteurs sont déjà bannis de chez moi, le parc j’y vois une utilité pour les instants où j’aurai besoin d’avoir le dos tourné… à voir. Et le Pousseur est un objet auquel mon Mari et moi-même tenons car il nous semble vraiment utile dans le développement de la marche de l’enfant ! On verra avec le temps … Pour l’instant elle a 1 mois 😀 !

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