Le jour de ta naissance


Il est 5h30, je n’arrive plus à dormir. J’ai encore une insomnie de fin de grossesse alors que je suis vraiment fatiguée. J’attends encore un peu pour voir si j’arrive à me rendormir.

Je tourne en rond dans mon lit, je regarde mon téléphone, je regarde l’amoureux, je regarde à nouveau mon téléphone… je sens que ma nuit est bel et bien terminée. J’abandonne et je décide donc d’aller aux toilettes. J’essaie de ne pas faire trop de bruit car ma maman dort dans le salon, sur le canapé convertible. Elle est venue au cas où j’accoucherais dans la nuit. En fait, cela fait une semaine que ma famille se relaie à tour de rôle car je suis à terme et nous avons besoin de quelqu’un pour garder la grande au cas où ce moment tant attendu arriverait. J’ai tout préparé d’ailleurs pour que personne ne soit pris au dépourvu : j’ai écrit sur une grande feuille les quantités pour les biberons de notre grande, les rituels de la miss, les endroits où sont rangés ses affaires, les numéros de téléphone de tout le monde, l’adresse de la nounou et de la maternité…

Évidemment, moi et la discrétion en pleine nuit, ça fait mille, et je réveille ma maman. Elle m’interpelle pour que je reste avec elle jusqu’au petit matin. Ça tombe bien, j’avais vraiment envie de lui parler car je ne la vois pas souvent. On rigole de la situation et on se demande quand est-ce que la mini va se décider : je suis quand même à terme !

Le réveil de papa sonne. C’est le début de sa journée. Il se réveille et se prépare pour aller travailler. Il rigole d’ailleurs lorsqu’il nous voit toutes les deux discuter sur le canapé. La grande se lève à son tour et m’appelle pour que je vienne la chercher. Elle était heureuse de voir sa grand-mère au réveil ! Je profite de la présence de ma maman pour me prendre une petite douche tranquillement.

Soudain, je sens mon ventre tomber, une drôle de sensation que je n’avais jamais ressentie auparavant. Peut-être était-ce pour très bientôt ? Une petite voix me dit que oui, mais en même temps, cette petite voix est là depuis plusieurs semaines alors je ne veux plus la croire. Je sors de la douche et ma maman me dit :

Oh la la, ta tête a changé, ça va ? Oui ? Je suis prête à parier que c’est pour aujourd’hui !

Je souris, je n’ai pas envie de me faire encore de faux espoirs.

Un programme chargé pour ce jour de terme

Ma maman m’aide à emmener ma grande chez la nounou. Elle me suit en voiture pour pouvoir ensuite m’accompagner aux explorations fonctionnelles. D’ailleurs, je ne sais pas vraiment ce qui m’attend là-bas et rien que cette expression que fait froid dans le dos. Apparemment, on va me faire un monitoring pendant une petite heure pour vérifier que tout va bien car c’est mon jour de terme. Je devrai y aller toutes les 48 heures pendant 5 jours si je n’ai toujours pas accouché d’ici là.

Évidemment, aujourd’hui il n’y a pas de place devant chez la nounou ! Si j’étais chanceuse, ça se saurait ! Je me mets donc en double file, assez loin de la porte d’entrée et je marche. Je me sens toute bizarre ; cette marche me semble interminable. J’ai des contractions, pas plus douloureuses qu’avant, mais elles me donnent le vertige. C’est sûrement à cause de la fatigue ! Je dépose rapidement ma grande et je retourne à la voiture. Je dis à ma maman que je ne suis pas au top, que je ne vais pas rouler très vite. De toute manière, ce n’est vraiment pas bien loin.

Je conduis, et je sens quelques contractions comme tout à l’heure. Une fois à la maternité, ma maman décide de m’accompagner jusqu’au lieu de rendez-vous avant de rentrer pour reprendre le travail. Je le vois sur son visage, elle n’a pas envie de me laisser seule. Elle a peur, mais j’essaie quand même de la rassurer tant bien que mal avant qu’elle reprenne la route. En même temps, je ne peux que la comprendre, je suis mère moi aussi maintenant.

On m’installe dans une salle où plusieurs femmes sont déjà sous monito. On est toutes parquées comme du vulgaire bétail, séparées par un simple rideau. Je m’allonge, on me sangle et c’est parti pour le contrôle. Heureusement, j’avais emmené de la lecture pour m’occuper l’esprit et m’évader un peu de cet univers très médicalisé.

Je regarde la feuille et je vois que j’ai des contractions toutes les 10 minutes. Je ne m’alarme pas, ça fait 4 semaines que j’ai des contractions de ce genre constamment ! Pour moi, ce n’est clairement pas un signe d’accouchement proche. Malgré tout, je me sens bien et je suis plutôt sereine. De toute façon, dans tous les cas j’accouche dans moins de 5 jours, je n’ai jamais été aussi proche de la rencontre ! Soudain, je vois une sage femme arriver pour me dire qu’il faut que je réveille mon bébé car elles sont inquiètes. Mais inquiète de quoi ? Non mais pourquoi me dire ça maintenant ? Heureusement que suis confiante et que je sais que ma fille va bien car je l’ai sentie bouger toute la matinée. Je suis donc contrainte à l’embêter pour les rassurer et pouvoir sortir de cet endroit.

Heureusement, ma petite mini a été coopérative. Je peux donc passer à l’étape suivant : l’examen. Mon col n’a pas vraiment bougé depuis la dernière fois : je suis toujours ouverte à 2. La sage femme me demande si je souhaite un décollement des membranes mais je lui réponds finalement que je préfère laisser faire la nature. Je rentre donc à la maison dans le même état que je suis venue : enceinte.

Le retour est extrêmement long, j’ai des contractions douloureuses en voiture, mais plus fortes que ce matin. J’arrive quand même à rentrer chez moi sans soucis. J’attends maintenant ma belle-mère qui ne devrait pas tarder ! C’est à son tour de prendre le relais. J’ai hâte qu’elle arrive pour lâcher prise et pour me changer les idées ! En l’attendant, je lance une pizza au four. Oui, clairement, j’ai pas envie de faire la cuisine !

Et si la petite voix avait raison cette fois-ci?

J’attends toujours ma belle-mère. Les contractions sont toujours douloureuses, mais encore un peu anarchiques. Pourtant, je commence à croire que ce sont les bonnes. Ma plus grande hantise en ce moment c’est d’accoucher sans mon amoureux. C’est bête, mais je suis convaincue que sans lui, je n’aurai pas la force d’accoucher. J’ai besoin de sa présence, j’ai besoin qu’il soit là et qu’il me soutienne dans cette étape. De même, je pense très mal le vivre si je donne naissance à sa fille sans qu’il puisse être là… Je décide donc de le prévenir en lui confiant mon ressenti.

Il ne réfléchit pas 30 secondes. Il prend la décision de faire du télétravail cette après-midi. Je me sens tellement rassurée ! Soudain, je reçois un sms de ma belle-mère : elle est en bas de chez moi. Je pourrais lui ouvrir en appuyant simplement sur un bouton, mais je préfère descendre les 8 étages pour aller lui ouvrir. Je crois que ça l’a bien fait sourire lorsque je lui ai dit ce que je comptais faire ! Nous remontons donc toutes les deux (via l’ascenseur, faut pas être trop fou non plus !) et je me dis que ce serait peut-être le moment de commencer mon homéopathie pour régulariser le rythme des contractions. Ça y est, je sens que c’est le jour J !

Avec ma belle-mère, on décide d’aller faire quelques courses pour sortir. J’ai mal mais je n’ose pas lui dire car je ne veux pas l’inquiéter. Je respire, je prends sur moi et j’essaie de penser à autre chose à chaque coin de rayon ! Une fois à la maison, je dis discrètement à papa qu’il faudra peut-être y aller ce soir si cela ne se passe pas. En attendant, je me prépare psychologiquement et physiquement en faisant du ballon et en continuant à prendre mon homéopathie qui cadence bien mes contractions.

C’est étrange car j’ai mal, mais je suis heureuse. Je suis de plus en plus convaincue que je vais accoucher bientôt et être consciente de cela tout en pouvant me préparer à cette rencontre est magique ! Bon, si je me trompe, évidemment je serais déçue, mais en attendant, je suis bien. D’ailleurs, je prends pleins de photos pour me rappeler de tout, de chaque moment, de chaque petite anecdote. Je pense que ça me fera sourire dans quelques semaines !

C’est l’heure d’aller chercher ma grande chez la nounou ! Je suis tellement contente de la voir ! On passe une petite soirée bien tranquille, on prend l’apéro, et même le repas. Mes contractions sont toujours là. On décide de coucher la petite et d’aller à la maternité. Je ne veux pas le dire, mais je sais que c’est le jour J. J’en suis persuadée. Je les reconnais, je sens que je suis dans un état second, je sais qu’il se passe quelque chose dans mon corps.

Je ne souhaite pas forcément un accouchement sans péridurale, mais à cet instant, j’éprouve l’envie de me renseigner à ce sujet. Je lis des articles expliquant comment faire pour gérer la douleur lors d’un accouchement sans anesthésie. Et puis, je suis tombée sur un billet expliquant ses bienfaits, notamment le lien très fort qui se créait entre la maman et le bébé. J’avoue, ça fait envie. Mais aurais-je la force mentale de ne pas céder à la péridurale alors que je peux l’avoir presque en un claquement de doigts ? On verra bien comment cela se passera. Je n’ai pas envie de me mettre la pression, surtout pas maintenant !

« Bonjour, c’est encore moi mais cette fois-ci, je crois que c’est la bonne ! »

On arrive à la maternité et j’essaie d’expliquer mon cas à la secrétaire entre deux contractions. Elle me dit gentillement que si je le souhaite, je peux m’asseoir, mais je lui réponds que je préfère rester debout car c’est ainsi que j’arrive à gérer la douleur. Elle me sourit et je le lui rends une fois la douleur passée. On commence à se connaitre de vue, je suis déjà venue plusieurs fois !

Étant à terme je suis vite prise en charge pour un monitoring, et tant mieux car il y avait pas mal de monde. Je missionne Papa en lui demandant de me donner mon homéopathie. Je lui avais tout expliqué et il était déjà briefé. Ça le fait rire tout ça, tout mon petit planning et mes petites notes. Je ne sais pas s’il y croit trop, mais en tout cas, ça me permet d’avoir un rythme et ça me fait du bien.

Les contractions sont là toutes les 7 minutes, puis 6, puis 5, puis 4… Elles se rapprochent drôlement vite ! On prend des photos, on prend des vidéos, on se dit que si c’est vraiment le jour J on rigolera bien en les regardant plus tard ! Les douleurs commencent à être intenses mais j’arrive à les gérer grâce à plusieurs techniques de sophrologie. Lorsque la douleur s’installe, je pense fort à un moment joyeux, à un moment où je me sens bien, et ça m’aide ! Je mets également en place une bonne respiration, pour essayer de me focaliser sur autre chose que la douleur.

Ça fait exactement une heure que je suis sous monitoring et je commence à ne plus tenir en place : il faut que je me lève ! Allongée, j’ai vraiment mal et je souhaite vraiment être maître de mon corps. Je ne veux pas subir mon accouchement comme cela avait été le cas pour le premier. Je décide de sonner et je me lève. La sage femme décide de me garder car mon bébé ne bouge pas trop. Mais sincèrement, qu’est-ce qu’ils ont avec mon bébé ? J’ai l’air inquiète moi ? Non, j’ai mal mais c’est tout ! Mon bébé va bien ! Elle m’examine rapidement et me dit que mon col n’a pas bougé et que ce ne sera pas pour maintenant. Intérieurement, je rigole car on m’avait fait le même coup pour la première alors que je savais que j’allais accoucher dans les heures qui suivaient.

La sage femme part quand même me préparer une salle. Debout, la douleur s’intensifie mais étant donné que je peux bouger, j’arrive à trouver des positions qui me soulagent.

J’ai chaud, que j’ai chaud ! Auraient-ils monté le chauffage ?! Non sincèrement je bouillonne, je n’ai jamais eu aussi chaud de toute ma vie ! La position qui me soulage le plus est celle où je me suspens au cou de Papa. Je sais que je lui fais mal, mais je me dis qu’il me le pardonnera. Il m’aide à bien me positionner pour soulager ma douleur qui est bel et bien là. Je respire fort, je me dis que je dois rester forte pour mon bébé, que c’est le premier travail en équipe que nous faisons.

Tout s’accélère, j’ai vraiment mal et je supplie la sage femme pour qu’elle me réexamine. Elle refuse en me disant que ça ne sert à rien, que mon col n’a pas pu bouger aussi rapidement et que de toute façon, je ne vais surement pas accoucher très prochainement… Ce soir là, les sage femme ne sont pas de bonne humeur. Elles sont surchargées et ne savent plus où donner de la tête. Je suis même installée directement en salle de travail tellement les places se font rares.

J’ai mal, horriblement mal ! Papa me propose de me mettre sur le ballon. J’essaie mais c’est pire !!! Je suis assise dessus et mes contractions s’intensifient. Mais quelle débile ! Pourquoi je me suis assise à ce moment là ! Mais de toute façon, elles sont tellement rapprochées que je ne sais pas si il y a un bon moment. Je ne sais plus quand j’en ai, quand j’en ai pas. Je perds la notion du temps mais je garde en tête que je dois gérer la douleur. Surtout que d’après ce qu’on à l’air de me dire, l’accouchement n’est clairement pas imminent.

On me propose une péridurale et évidemment, je dis oui. J’ai terriblement mal, alors comment refuser dans cet état de détresse ? Comment pourrrais-je supporter la douleur encore des heures alors qu’on me propose si facilement l’anesthésie ? Non je ne peux pas refuser, j’ai vraiment trop mal. Je suis en âge et même pour aller aux toilettes, j’ai du mal. Les murs tournent, je ne vois plus très clair. Je ne cesse de répéter que le travail avance, mais personne ne veut m’écouter.

Juste avant que l’anesthésiste arrive, la sage femme passe rapidement en salle pour voir si tout va bien. Je lui dis qu’il faut absolument m’examiner, que j’ai besoin de savoir où j’en suis si on me pose la péridurale. Elle sourit et me dit qu’elle va me le faire juste pour me rassurer mais que ça n’a pas pu bouger aussi rapidement.

« Vous être à 4, vous voyez, ça n’a pas beaucoup bougé »

Bon ok. Posez moi la péridurale. J’ai mal et le travail n’avance pas aussi vite que j’aimerais alors amenez-moi cette péridurale !!

« Par contre, il va falloir rester allongée Madame. Je vais vous poser un monitoring. »

Hein ? Non, mais ce n’est pas possible de rester mobile jusqu’à ce que l’anesthésiste arrive ? Non mais ils veulent ma mort ? Je supplie la sage femme pour rester debout, mais elle me dit que je dois rester allongée pour qu’elle puisse aller le prévenir. Non mais est-ce vraiment humain ?! Bref, je me soumets au protocole et je m’allonge pour souffrir atrocement avant d’être soulagée. Je ne peux pas avoir mal comme ça pendant des heures, et je commence à avoir la tête qui tourne à cause de la douleur.

De longues minutes plus tard, l’anesthésiste arrive enfin. Enfin. ENFIN !! La douleur n’a jamais été aussi intense. Je leur dis que ça pousse, que ça pousse vraiment, mais on ne veut pas m’écouter, encore une fois. On me dit de me mettre en tailleur pour la pose et de faire le dos rond. Je me rappelle de la procédure, mon premier accouchement n’est pas si vieux que ça. J’attends la fin de ma contraction pour leur dire qu’ils peuvent piquer. Mais qu’est-ce qu’elle est douloureuse celle-là !! En plus, je n’ai plus l’amoureux à coté de moi pour m’épauler car il n’a pas le droit d’assister à la pose de l’anesthésiste. C’est dur toute seule. On m’examine rapidement. Je suis à 8. Heureusement que j’étais censée ne pas accoucher prochainement.

Hop, péridurale posée, on me dit que je vais bientôt être soulagée. Tant mieux car là, j’ai vraiment mal, mais mal !!! CA POUSSE !! L’amoureux entre, me prend la main et me dit des mots réconfortants pour que j’arrive à supporter la douleur.

« Ca pousse je vous dis, CA POUSSE !!! »

Bon et puis crotte, je pousse hein !

C’est mécanique, physiologique, je n’ai plus aucun contrôle sur mon corps. Je suis allongée, et je sens que mon corps est en train de faire naître mon bébé. Personne ne me croit, mais moi je le sais. Je vais accoucher, là, maintenant.

On m’examine rapidement, 2 minutes après le précédent examen et là j’entends :

« Vite ! Vite ! Ca arrive ! Installez le matériel maintenant ! »

Ahhhh, ba oui, je sais que ça arrive. Ne me demandez pas de me retenir pour pouvoir accoucher la femme d’à coté, je ne le ferai pas car je ne peux tout simplement pas. Je suis allongée, prisionnère du protocole de la péridurale, j’ai besoin d’aide pour récupérer mon bébé. Je sens tout, mes jambes n’ont pas eu le temps de s’engourdir. Je crois que je suis bonne pour faire la poussée sans anesthésie.

On me dit comment je dois respirer, mais je n’en ai rien à faire. On ne m’a pas écoutée jusqu’à présent alors je ne vais pas les écouter maintenant. J’arrive à filtrer les paroles réconfortantes et encourageantes de l’amoureux. Je me sens bien, je sais que je vais y arriver car il est avec moi. Il souffle avec moi, il me dit que je suis la meilleure, il me dit que je vais gérer. Et je le crois.

D’un coup, j’entends que le corps médical s’inquiète. Ma tension chute. On me demande si ça va, mais je ne réponds pas. Une seule chose m’importe : mettre au monde ma fille. Je sens que je commence à avoir vraiment la tête qui tourne, mais je m’en fiche.

Je sens tout : la tête, les épaules… tout. C’est même terrifiant de sentir tout cela. Je guide mon bébé vers la sortie, je suis maître de mon corps. C’est douloureux mais beaucoup moins que les contractions que j’avais eues avant. Quatre poussées plus tard, je tends les bras et je récupère ma fille. J’ai mis au monde mon bébé, ca y est, elle est là, je peux enfin sentir son odeur.

Je suis heureuse.

Notre mini est enfin née.

Je l’aime d’un amour infini, comme si toute cette souffrance avait amplifié l’amour que j’éprouvais pour elle.

J’ai accouché presque sans péridurale. En tout cas, à part les effets secondaires, je n’ai rien eu. Si c’était à refaire, je m’écouterais un peu plus et ce serait sans. D’ailleurs, est-ce possible de revivre cette journée si magique ? 🙂

21 commentaires sur “Le jour de ta naissance”

  1. Je garde également un souvenir magique de la naissance de ma fille, j’ai envi de revivre ce jour, encore et encore…
    J’ai eu la péridurale et je le regrette, elle était beaucoup trop forte, par chance, au moment de pousser la poche était vide et j’ai pu être ressentir une partie des choses.

    1. Je comprends tellement ton ressenti. J’y pense chaque jour depuis la naissance.
      Même si l’important est que tout le monde aille bien, je peux comprendre qu’on soit déçue avec une péridurale trop dosée…

  2. Je ne suis pas toujours fan des récits d’accouchements, mais j’avoue que j’ai lu le tien avec plaisir, d’autant plus qu’il correspond exactement au déroulement de mon 2ème! beaucoup de contractions espacées de 10mn tout à fait supportables, une équipe débordée qui n’a pas pris la mesure de l’avancée du travail, car mon travail s’est acceléré d’un coup. Moi quand on m’a proposé la péri, c’était déjà trop tard et 5mn après, sans rien pouvoir controler comme tu dis, bébé était dans mes bras! Intense, douloureux, trop rapide sur la fin sans doute, mais j’ai récupéré tellement vite!

    1. Je suis ravie que tu m’aies lu pour que je puisse te partager ma petite journée de bonheur. C’est vrai que tu m’avais dit que tu avais accouché sans péridurale et que nos accouchements avaient des similitudes.
      Tu as eu « de la chance » en évitant la péridurale juste avant l’accouchement ! Tu as du vivre ce moment tellement intensément ! Et c’est vrai, je pense que l’on récupère beaucoup plus vite. Contrairement à mon accouchement où j’ai eu la péridurale pendant de nombreuses heures, j’ai récupéré beaucoup plus vite pour celui-ci !

  3. J’avais hâte de lire ton récit d’accouchement, c’est beau. ❤️
    Par contre je vois beaucoup trop de maternités qui n’écoutent pas les mamans, c’est triste quand même, c’est censé être les plus beaux jours de nos vies…

    1. Je t’avoue que cela fait plusieurs jours, voire quelques semaines, que cet article est dans mes brouillons. Je ne savais pas si je devais le publier ou non, si ça intéresserait quelqu’un de lire ce moment quand même très intime. Et puis je me suis lancée…!

      Je pense que ça dépend des jours. Pour mon premier accouchement, j’ai eu une équipe au top. La sage femme qui me suivait était vraiment géniale, elle m’a épaulée, soutenue, rassurée et franchement, j’en avais besoin. Pour le deuxième, j’étais tellement bien préparée mentalement que je m’en fichais un peu de ce qu’on pouvait me dire. J’aurais juste aimé pouvoir rester debout un peu plus longtemps mais il fallait que je choisisse entre la douleur et le soulagement. Dommage qu’on m’ait fait croire que j’allais souffrir comme ça encore longtemps, j’aurais surement dit non à la péridurale ! Mais on ne pouvait pas savoir que le travail allait avancer aussi vite, je ne regrette rien au final. Je n’en veux même pas aux sages-femme qui ne savaient vraiment plus où donner de la tête les pauvres. Il y a eu une dizaine d’accouchements cette nuit là, et je faisais partie des premières. Les autres accouchaient un peu n’importe où si j’en crois ce que l’on m’a dit !

  4. J ai adoré lire le récit de ton accouchement . Tu as écouté ton corps et tu ne t es pas trompé sur tes ressentis. Une belle histoire. J ai vécu la même chose pour mon 3éme.. ca peut parfois aller tres vite pour la dilatation. Plein de bonheur encore et encore à vous

  5. Huuum ça me confirme que j’adore toujours autant les récits d’accouchement ! J’avais arrêté après la naissance de mon fils, mais là je recommence 🙂
    Le tien est vraiment sympa. J’adore la notion de « presque sans péridurale » 🙂 Je vois parfaitement la douleur dont tu parles, j’avais raconté l’histoire de ma ponte également sur mon blog (bon le ton de l’article est plus cru que le tien, moins dans l’émotion haha). Je te le mets là si ça t’intéresse :
    https://geekonoclaste.wordpress.com/2016/04/30/histoire-dune-ponte/

    Et je vais sérieusement me renseigner sur l’homéopathie, ça m’intéresse bien ! ça t’a vraiment aidée tu crois? Avec le recul tu en penses quoi ? 🙂

    Bonne soirée !

    1. Je vais aller lire ça alors 🙂 !

      Alors pour l’avant travail, c’est l’acupuncture qui m’a aidée. Elle a réussi à me débloquer psychologiquement (inconsciemment je ne voulais pas accoucher car je n’avais pas pu profiter de cette grossesse) et physiquement (bébé pas engagé, bassin bloqué). Il m’a fallu deux séances car il y avait beaucoup de travail à faire sur moi. Après ma première séance, mon corps s’est mis en travail, et après la deuxième, mon esprit s’est détendu. En tout cas j’y étais très réceptive !

      Concernant l’homéopathie, je ne pourrai pas dire, mais en tout cas, cela m’a permis d’avoir un rythme et de mieux appréhender l’arrivée des contractions. Mon col s’est ouvert d’un coup lorsque les contractions se sont régularisés donc je pense que ça a eu son petit effet oui !

    2. Brrr l’acupuncture ça ne m’a jamais branchée! Mais j’ai peut être tort. Je me tâte à commencer plutôt par de l’ostéopathie pour retirer toutes les tensions que je peux avoir avant d’accoucher.. On verra bien ! Ok je note pour l’homéopathie. Merci pour ta réponse, et également d’être passée par chez moi ! 🙂

  6. Très beau récit même si j’ai eu mal pour toi et ça m’a fait de la peine qu’on ne t’écoute pas. Merci d’avoir partagé ce jour si particulier avec nous.

  7. Quel magnifique article, je sais pas mais on te sent sereine malgré tout !
    J’avais tout senti moi aussi avec une péridurale qui n’a pas eu le temps de faire effet au moment de la poussée, c’est particulier mais avec le recul je me dis que j’ai vécu mon accouchement pleinement !
    Encore félicitations à vous, l’accouchement est toujours une rencontre riche en émotion et tellement forte Profitez bien de cette nouvelle vie à 4 !
    Ici j’ai de plus en plus envie de revivre ça !
    Bisous

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